S'aimer soi-même avant d'aimer les autres, ou passer son temps à se déprécier : le narcissisme
Le discours dominant nous enjoint de nous aimer nous-mêmes, et présente cela comme la voie de la guérison. Or se prendre soi-même comme objet — qu'il s'agisse d'amour ou de haine — est précisément ce qu'on appelle le narcissisme. La thérapie ne consiste pas à en rajouter.

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Il y a, dans le discours contemporain, une formule qui circule partout. Pour aimer les autres, il faut d'abord s'aimer soi-même. On la trouve dans les magazines, dans les podcasts de développement personnel, sur Instagram, dans la bouche de coachs de vie, et même — c'est plus inquiétant — dans celle de thérapeutes. Elle a l'air évidente. Elle est posée comme une vérité acquise. Et lorsqu'on la remet en question, les gens deviennent agressifs, parce qu'on ne touche pas seulement à une opinion : on touche à un édifice entier sur lequel se sont reconstruites une partie de leurs justifications quotidiennes.
Cet article est là pour la remettre en question. Parce qu'elle est, tout simplement, fausse. Et parce que la croire fausse les choses bien plus profondément qu'on ne l'imagine — au point que ce qu'on appelle aujourd'hui "thérapie", dans une bonne partie des pratiques modernes, consiste précisément à enfoncer le patient dans le problème qu'il vient soigner.
Le monde qui produit cette idée
Pour comprendre comment on en est arrivés là, il faut regarder le monde dans lequel cette formule prospère. Le monde post-moderne est ultra-individualiste. Il a vendu à ses sujets l'idée que la technologie permettait à chacun de jouir individuellement, à l'infini : envoyer des messages à toute heure, accéder à n'importe quelle information à n'importe quel moment, commander n'importe quoi, regarder n'importe quel contenu, parler à n'importe qui. Le sujet contemporain est censé être un point de jouissance autonome, équipé pour se suffire à lui-même.
C'est dans ce contexte que l'idée s'est imposée qu'il faut s'aimer soi-même. Et c'est dans ce même contexte que ce qu'on appelle "thérapie" a été redéfini, dans une grande partie de l'offre actuelle, comme l'apprentissage de cette autosuffisance. La promesse devient : la thérapie va vous aider à vous passer des autres, à vous suffire à vous-même, à devenir ce sujet auto-jouissant que le monde réclame de vous. Plus besoin du regard d'autrui. Plus besoin de validation extérieure. Apprenez à vous aimer, et vous serez sauvé.
Cela sonne très bien. C'est désastreux.
Ce qui arrive à Narcisse
Il faut se rappeler de ce qui arrive à Narcisse dans le mythe. Le jeune homme, ayant repoussé tous ceux qui voulaient l'aimer, est puni par les dieux. Sa punition consiste à tomber amoureux de son propre reflet dans l'eau d'une source. Il y reste, fasciné, incapable de s'en détacher, incapable d'atteindre cet objet qui le séduit et qui n'est pourtant que lui-même. Et il en meurt.
Ce mythe dit quelque chose de très précis. Quand le sujet se prend lui-même comme objet, quand il rabat sa capacité à aimer sur sa propre image, il ne s'épanouit pas. Il se consume. Le narcissisme n'est pas une voie vers l'amour. C'est ce qui ferme cette voie. Le mythe le sait, depuis l'Antiquité, et le dit sans détour. Il aura fallu deux millénaires de sagesse oubliée pour qu'on en vienne à inverser le récit et à présenter ce qui tue Narcisse comme la thérapie de Narcisse.
"Mais le narcissisme, c'est s'aimer trop"
À ce stade, l'objection vient toujours, et elle est toujours la même. Oui, mais le narcissisme, ce n'est pas s'aimer normalement, c'est s'aimer trop. Il y aurait un amour de soi sain, mesuré, raisonnable, et puis, au-delà d'un certain seuil, un excès qui basculerait dans la pathologie.
C'est une fausse réponse, et qui révèle un travers très contemporain : la passion pour les pseudo-diagnostics quantitatifs. On le voit partout. L'hypersensibilité, par exemple, qui désignerait le fait d'être sensible "trop". Comme si les autres avaient des sentiments normaux et soi des sentiments en excès. C'est complètement arbitraire — où place-t-on le seuil, et qui décide ? — et c'est complètement imaginaire. C'est aussi profondément égocentré, parce que ça suppose que le sujet se mesure à une norme dont il serait, comme par hasard, la déviation singulière.
Le narcissisme n'est pas une quantité. Ce n'est pas un curseur qu'on fait monter ou descendre. C'est une position structurale. Il y a narcissisme lorsque le sujet se prend lui-même comme objet — point. Cela ne dépend pas de l'intensité, cela dépend de la direction de l'investissement.
L'autre face que personne ne veut voir
Et voici le point qu'on refuse le plus fermement de regarder, alors qu'il devrait être au centre de toute discussion sérieuse sur le narcissisme : il n'est pas nécessaire de se prendre comme objet d'amour. Il suffit de se prendre comme objet, point.
Les gens qui passent leur temps à se déprécier, à se juger, à se rabaisser, à ressasser leurs défauts, à se trouver insuffisants, médiocres, indignes — ces gens-là sont en plein narcissisme. À fond. Ils sont entièrement tournés vers eux-mêmes. Leur attention, leur énergie, leur souffrance, leur travail psychique — tout converge vers leur propre personne. L'objet de leur investissement, c'est eux.
Que cet investissement prenne la forme de l'amour ou celle de la haine ne change strictement rien à la structure. La haine est l'autre face de la pièce de l'amour, pas son envers absolu. C'est le même mouvement, dans la même direction, avec un signe inversé. Aimer son reflet et haïr son reflet, c'est rester devant le reflet.
Cela a une conséquence considérable, et qui devrait faire trembler tout praticien sérieux : la "thérapie" qui consisterait à apprendre au sujet déprécié à s'aimer enfin, à compenser sa haine de soi par un amour de soi équivalent et opposé, ne fait pas sortir du narcissisme. Elle l'aggrave. Elle empile une couche supplémentaire d'investissement sur soi. Elle ajoute du narcissisme par-dessus le narcissisme. Quelle idée.
L'amour de soi se fait dans la haine de l'Autre
Il y a un autre versant du narcissisme qu'il faut nommer, parce qu'il s'observe partout aujourd'hui à l'échelle collective : l'amour de soi se fait dans la haine de l'Autre.
Regardez les mouvances qui se réclament le plus bruyamment de l'inclusion. Examinez ce qu'elles incluent réellement. Vous découvrirez qu'elles n'incluent que ce qu'elles considèrent déjà comme similaire à elles. Elles fonctionnent sur le mode de la "grande famille", du "tu es comme moi", du "nous nous reconnaissons les uns dans les autres". C'est-à-dire qu'elles abolissent les différences au moment précis où elles prétendent les célébrer. L'altérité réelle, celle qui dérange, celle qui ne se laisse pas ramener au même, est refusée. On le voit parfaitement dès qu'une pensée diffère : elle est violemment bannie, sous prétexte de justice, sous prétexte de protection, sous prétexte de respect. Il y a, dans ces mouvances, une bonne façon de penser, et ceux qui ne s'y conforment pas sont expulsés.
Ce mécanisme est une démonstration clinique remarquable de ce qu'est le narcissisme à l'échelle d'un groupe. Le groupe se constitue comme un grand Moi, il s'aime lui-même dans la similitude qu'il identifie en chacun de ses membres, et il rejette tout ce qui marque la différence — c'est-à-dire tout ce qui marque l'altérité. L'amour de soi du groupe se nourrit de la haine de ce qui n'est pas lui. Et c'est exactement la même structure que celle du sujet individuel narcissique : l'investissement se replie sur ce qui est identifié à soi, et tout ce qui résisterait à cette identification est combattu.
Ceci nous dit quelque chose d'important sur la formule "il faut s'aimer soi-même". Quand on la prend au sérieux, quand on en fait un programme, on s'engage dans un mouvement qui n'est pas seulement neutre vis-à-vis de l'Autre. Il est antagonique. Plus on s'aime, dans cette logique, plus on a besoin de purger ce qui n'est pas soi. Le narcissisme n'est pas une affaire privée. Il a des conséquences politiques, sociales, relationnelles, qui sautent aux yeux dès qu'on cesse de regarder ailleurs.
"J'aime les animaux plus que les humains"
On retrouve cette même logique, sous une forme plus discrète et socialement très valorisée, chez ceux qui déclarent "aimer les animaux plus que les humains". Le discours est devenu une doxa. Il est perçu comme noble, sensible, éthiquement supérieur. Cliniquement, il est presque toujours révélateur d'une déception qui n'a pas été travaillée. Le sujet a été blessé par les humains — ce qui arrive à tout le monde — mais au lieu de mettre cette blessure au travail, il la contourne. Il décide qu'il est déçu des hommes et qu'il va désormais investir les animaux. Le mouvement n'est pas un mouvement d'ouverture vers une altérité réelle ; c'est une fuite organisée vers un objet qu'on imagine plus sûr.
Et le paradoxe trahit l'opération. Ces sujets, qui prétendent aimer les animaux en tant qu'animaux, en réalité les humanisent à fond. Ils leur prêtent des intentions, des valeurs, des affects, des jugements moraux entièrement humains. Le chien "comprend", "juge", "aime sans condition", "sait qui est bon et qui est mauvais". L'animal est intégralement recouvert d'une projection humaine. C'est-à-dire que ce qui est aimé n'est pas l'animal — l'altérité radicale qu'il représente — mais une figure humaine apprivoisée, débarrassée de ce qui rendait les humains réels insupportables : l'imprévisibilité, la contradiction, le désir propre. Le sujet retrouve dans son chien un humain idéal, c'est-à-dire un miroir qui ne lui résiste pas. C'est exactement le mouvement narcissique. L'opération échoue à atteindre l'altérité de l'animal au moment précis où elle prétend la célébrer.
Ne pas confondre le regard de l'autre avec le narcissisme
Il faut maintenant lever une confusion massive et très contemporaine. Beaucoup de gens, lorsqu'on leur parle de narcissisme, pensent immédiatement aux réseaux sociaux. C'est ça, le narcissisme moderne — les selfies, l'exhibition, le besoin de se montrer. C'est une erreur, et qui empêche de comprendre ce qu'est réellement la position narcissique.
Se montrer à un autre, ce n'est pas du narcissisme. C'est même le contraire. Se montrer suppose un destinataire, un regard, quelqu'un à qui on se montre. Il y a un lien à l'autre, fût-il maladroit, fût-il malheureux, fût-il pathologique sous d'autres rapports. Le sujet véritablement narcissique n'aurait pas besoin de poster ses photos. Il les garderait pour lui. Il les regarderait seul, dans le privé absolu de sa propre fascination, comme Narcisse devant la source. Or il les poste. Il y a donc de l'autre dans son économie psychique. Il y a un Autre dont le regard compte.
Ce point est important parce qu'il va contre l'opinion populaire et qu'il permet de comprendre le narcissisme avec plus de précision. Ce qui caractérise la position narcissique, ce n'est pas l'exhibition. C'est l'absence — ou la tentative d'absence — de l'Autre dans la vie psychique. Bien sûr, il y a toujours, dans tout sujet, une tentative de se passer de l'autre, parce que la vie psychique est faite de mouvements et que personne n'est jamais entièrement dans une position pure. Mais c'est précisément cette tentative, et non l'exhibition publique, qui signe le narcissisme.
Cela permet aussi de retourner le diagnostic culturel. Quand on dit que les jeunes générations sont "plus narcissiques" parce qu'elles postent davantage, on se trompe d'objet. Ce qui est inquiétant n'est pas le geste de poster ; c'est l'idéologie qui leur enseigne, en parallèle, qu'elles devraient apprendre à se passer des autres, à se suffire à elles-mêmes, à s'aimer assez pour n'avoir besoin de personne. Cela, c'est du narcissisme, et c'est une production culturelle, pas un trait générationnel.
Le moralisme du bien et du mal
Pourquoi est-ce que ce contresens passe si bien ? Parce qu'il s'inscrit dans un moralisme qui plaît énormément. Les gens adorent juger en termes de bien et pas bien. Se déprécier, c'est mal — donc s'aimer, c'est bien. Se haïr, c'est mal — donc s'aimer, c'est forcément le remède. C'est binaire, c'est rassurant, c'est faux.
Une thérapie sérieuse ne juge pas en ces termes. Elle ne dit pas au patient ce qui est bien et ce qui est mal. Elle ne distribue pas des bons points pour les pensées positives et des mauvais points pour les pensées négatives. Elle accueille ce que le patient apporte. Elle remet en question les présupposés sur lesquels il fonctionne. Elle bouscule les fantasmes — exactement ce qu'on est en train de faire dans cet article. Et ce qui compte, ce n'est pas la moralité de ce que le patient pense ou ressent. C'est l'éthique de son acte : est-ce qu'il agit en accord avec son désir, ou est-ce qu'il s'en détourne ?
Cette distinction entre morale et éthique est centrale, et c'est précisément elle que les pratiques contemporaines effacent. Quand on dit au patient "il faut apprendre à vous aimer", on lui prescrit une morale. On lui donne un objectif normatif. On lui dit ce qu'il doit ressentir, au lieu de l'aider à entendre ce qu'il ressent réellement et ce vers quoi cela le porte.

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La pulsion de mort, et la direction de la cure
Quel est le mouvement clinique réel du narcissisme ? Quelle qu'en soit la forme — amour de soi exalté ou haine de soi corrosive — le sujet narcissique replie sur lui-même son investissement au monde. Au lieu d'investir l'autre, le travail, la création, la rencontre, l'objet aimé, il investit son propre moi. Il se retire du circuit de la liaison.
C'est ce que la psychanalyse nomme la pulsion de mort — non pas une volonté morbide de mourir, mais ce mouvement de déliaison, ce repli, cette involution. La pulsion de vie va vers l'autre, lie, investit, construit du rapport. La pulsion de mort défait, replie, ramène à soi.
La thérapie, si elle est sérieuse, est du côté de la liaison. Elle vise à relancer le mouvement vers l'autre, vers le monde, vers ce qui dans le sujet veut se déployer hors de lui. Elle n'est pas du côté de "apprendre à se regarder le nombril". Elle n'est pas du côté de "apprendre à se masturber psychiquement parce qu'il faudrait savoir s'aimer". Elle est du côté de ce qui sort.
L'anti-thérapie contemporaine
C'est ici que la situation actuelle devient préoccupante. Nous vivons dans un monde où ce qui prime, c'est le discours du patient. Le client a toujours raison. Le sujet sait ce qui est bon pour lui. Il faut respecter sa parole, ne jamais la contredire, ne jamais la décentrer.
Le résultat, dans une grande partie de l'offre thérapeutique actuelle, est que les praticiens remplacent leur propre discours par celui du patient. Ils ne tiennent plus une position. Ils valident, ils accompagnent, ils affirment. Si le patient dit "j'ai besoin d'apprendre à m'aimer", ils répondent "oui, travaillons sur l'amour de soi". Si le patient dit "j'ai besoin de me suffire à moi-même", ils répondent "construisons votre autonomie". Le thérapeute devient un miroir poli qui renvoie au patient une version améliorée de ce qu'il dit déjà.
Ce n'est plus de la thérapie. C'est de l'anti-thérapie. C'est précisément le dispositif qui condamne Narcisse à rester devant son reflet — sauf qu'ici le reflet est tenu, lustré, agrandi, encadré, par un professionnel rémunéré pour le faire.
Une thérapie qui se respecte ne renforce pas le repli narcissique du patient. Elle ne le confirme pas dans son fantasme d'auto-suffisance. Elle ne lui apprend pas à mieux s'aimer pour qu'il puisse mieux se passer du monde. Elle fait l'inverse. Elle ouvre. Elle déplace. Elle remet en circulation un investissement qui s'était figé sur soi. Elle accepte de tenir une position qui n'est pas celle du patient — et c'est précisément cette altérité du discours analytique qui fait son efficacité.
S'aimer soi-même n'est pas le préalable à l'amour de l'autre. Se déprécier n'est pas l'inverse de s'aimer ; c'en est la face cachée, et la même prison. Et la thérapie, la vraie, ne consiste pas à choisir entre les deux. Elle consiste à sortir de la pièce.

Aller plus loin
Guides cliniques
La forme longue de ce travail — pour thérapeutes et lecteurs sérieux.
Références
- /Freud, S. (1914). Pour introduire le narcissisme. In La vie sexuelle, PUF.
- /Freud, S. (1920). Au-delà du principe de plaisir. Payot.
- /Freud, S. (1921). Psychologie des foules et analyse du moi. Payot.
- /Freud, S. (1930). Le malaise dans la culture. PUF.
- /Lacan, J. (1949). Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je. In Écrits, Seuil.
- /Lacan, J. (1959–1960). Le Séminaire, livre VII : L'éthique de la psychanalyse. Seuil.
- /Lacan, J. (1969–1970). Le Séminaire, livre XVII : L'envers de la psychanalyse. Seuil.
- /Ovide. Les Métamorphoses, Livre III, "Narcisse et Écho".
- /Lasch, C. (1979). La culture du narcissisme. Climats.
- /Melman, C. (2002). L'homme sans gravité : jouir à tout prix. Denoël.
- /Dufour, D.-R. (2003). L'art de réduire les têtes : sur la nouvelle servitude de l'homme libéré à l'ère du capitalisme total. Denoël.
Questions fréquentes
Faut-il s'aimer soi-même avant d'aimer les autres ?
Le narcissisme, ce n'est pas plutôt s'aimer 'trop' ?
Se déprécier sans cesse, c'est aussi du narcissisme ?
Les réseaux sociaux, c'est du narcissisme, non ?
Mais alors, en quoi consiste la thérapie ?
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